ElfarWest Production

September 29, 2005

Repentance de la france pour les crimes commis en Algérie

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jacouille mes axcuses

Mise au point de Bouteflika

Le président algérien exige une repentance de Paris sur la colonisation contre un traité d’amitié.

Par José GARÇON

mercredi 21 septembre 2005 (Liberation – 06:00)
la virulence des invectives récurrentes d’Abdelaziz Bouteflika contre une France accusée de «génocide» en Algérie pendant la colonisation provoquait depuis des mois la perplexité à Paris. Hier, le président algérien a enfin expliqué le pourquoi de ces charges : obtenir la repentance à laquelle la France n’a toujours pas su se livrer, à l’occasion du traité d’amitié entre Paris et Alger prévu avant la fin de l’année. «Si vous nous demandez pardon, nos coeurs sont assez vastes pour l’accepter, mais hormis cela, chacun défend ses intérêts avec les moyens qu’il juge appropriés», a déclaré le président algérien dans un discours à Batna, dans les Aurès, un haut lieu de la guerre de libération.

L’adoption par le Parlement français, le 23 février, d’une loi faisant référence au… «rôle positif de la présence française en Algérie» est à l’origine de l’escalade verbale de Bouteflika. Les Algériens, qui ont payé le prix fort pour leur indépendance, n’avaient pour leur part pas attendu la réaction ­ très tardive ­ du chef de l’Etat pour avoir un haut-le-coeur face à une loi qui apparaît comme une provocation indécente. L’outrance des propos de Bouteflika suggérait cependant aussi un calcul un rien démagogue, surfant d’autant plus sur le nationalisme que le Président entend en être le héraut pour mieux signer, voire imposer à ses détracteurs, le fameux traité d’amitié. «Quoi qu’il fasse, il le fait comme s’il n’agissait qu’à ses conditions, surtout s’agissant de la France», s’irrite un diplomate algérien qui connaît bien «ce Bouteflika qui n’arrive pas à se défaire de la logique des années 70». Une chose est sûre : le Président ne s’appuie plus aujourd’hui sur les élites trop usées qui ont soutenu la politique du «tout-sécuritaire» et du «tout-répression» pendant la sale guerre de la décennie 90. Dès lors, tout se passe comme s’il revenait à son vivier naturel : celui de la guerre de libération auquel il doit donner des gages de nationalisme.

Mais, pour un opposant, la vérité est plus prosaïque : «Arracher une repentance, par ailleurs légitime, à Paris lui permettrait de conforter plus encore le pouvoir absolu qu’il instaure en Algérie en se présentant comme celui qui a “su faire céder la France en frappant sur la table”.»

September 26, 2005

Referendum pour la reconciliation nationale

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squelette

July 2, 2005

le petit morveux

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Boutef et l'article 144 bis...

Procès du mouhafedh
Elwatan 02/07/2005
FLN à Laghouat

La défense choquéeNi le bref réquisitoire du représentant du parquet qui a requis la peine maximale, ni le geste humain du président du tribunal qui, remarquant la fatigue de l’accusé, l’a invité à s’asseoir, ni encore moins le déroulement du procès ne laissaient présager un verdict jugé très dur : un an de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 DA contre M. Taïbaoui, vice-président de l’APW et mouhafedh du FLN, poursuivi pour offense au chef de l’Etat.

Consterné, maître Khelil, avocat de la défense, a estimé : « La justice, au travers d’un procès qui ne devait pas avoir lieu, a été instrumentalisée par des partis politiques. » A la lecture du verdict, un confrère de l’Expression, venu d’Alger couvrir le procès, s’est exclamé dans la salle des pas perdus : « M. Taïbaoui, fils d’Aflou, est le premier cobaye de l’amendement 2001 portant offense au chef de l’Etat, article 144 bis, du code pénal signifiant avis aux amateurs. » En effet, au cours de ce procès, le collectif des avocats de la défense – maîtres Ahmine de la LADDH, Mme Zaoui, Ouadeh, Guettaf, Chaknane et Khelil – a réduit en pièces l’acte d’accusation. Les plaidoiries ont été plutôt un violent réquisitoire contre des plaignants qui, quoique présents, n’ont pas jugé utile de se présenter à la barre. Les avocats, qui soulignent des manquements aux règles de procédures, ont particulièrement insisté sur le fait que M. Taïbaoui est poursuivi sur la base d’une plainte déposée au nom de 14 élus, signée par 12 d’entre eux, dont 5 seulement étaient présents lors des faits, sans qu’aucun reconnaisse avoir entendu l’accusé utiliser des expressions outrageantes et offensantes au chef de l’Etat. Pis « une première dans les annales de la justice : un témoignage par procuration émanant d’un élu, lui-même poursuivi en justice », a souligné Me Khelil. Par ailleurs, les avocats ont soulevé le fait que lors de l’instruction, ni le P/APW ni les autres élus, qui étaient présents lors des faits, n’ont été entendus. Auparavant, la justice avait rejeté l’appel introduit par l’intéressé à l’encontre de l’ordonnance du juge d’instruction qui a émis un mandat de dépôt. « Même la mise en détention provisoire est injustifiée et non fondée au regard du fait que M. Taïbaoui, incarcéré depuis plus de 26 jours, n’était pas sous contrôle judiciaire, n’avait aucun moyen d’exercer des pressions sur les témoins, sa sécurité n’était pas menacée et, en raison de la non-justification de domicile fixe, ne devait pas être emprisonné pour qu’on le condamne aussi sévèrement », affirme maître Ahmine. Le verdict a valu un choc à la défense dans la mesure où, à défaut de preuves, l’article 144 bis du code pénal ne peut être invoqué dans le cas d’espèce, dès lors que les propos incriminés ne peuvent être apparentés à une déclaration publique, un écrit ou une caricature. « L’intéressé n’a même pas bénéficié des circonstances atténuantes prévues par la loi », ajoute-t-on. Un an de prison ferme pour une altercation verbale avec un élu, c’est chèrement payé lors d’un procès où la politique a prévalu contrairement au vœu exprimé par le représentant du parquet.

M. Z.

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